Acadissima, voici quelques recensions:

 

( Soulignement en caractères gras par JLG.)

 

 

Toronto, le 9 mars 2021:

Roman où le lecteur est un confident

 

 

Plusieurs écrivains ont décrit la contribution des soldats canadiens au front durant la Première Guerre mondiale. Le rôle des soldats-bûcherons, lui, demeure passablement méconnu. Jean-Louis Grosmaire jette un savant éclairage sur cette réalité dans son tout dernier roman intitulé Acadissima.

L’armée canadienne a eu un Corps forestier, composé en partie par le 165e bataillon d’infanterie. Il s’agissait d’un bataillon acadien sous l’autorité du lieutenant-colonel Louis Cyriaque D’Aigle. Grosmaire a effectué une recherche minutieuse et rigoureuse pour faire de ce bataillon la toile de fond d’un roman dont le protagoniste est un jeune Acadien de 18 ans. Jean-Baptiste Beausoleil est un simple manouvrier et aide-pêcheur devenu bûcheron.

L’action se déroule d’abord à Fond-des-Brisants et à Piligan, deux endroits fictifs qui représentent l’Acadie, là où la terre et la mer se marient, là où le dur labeur des pêcheurs sur les flots côtoie celui des paysans sur leurs terres. Ce milieu permet à Jean-Baptiste de découvrir que «la vie est comme la mer, un jour douce, toute claire, puis tourmentée, hérissée de vagues sauvages, flots en fracas et puis calme et en paix».

Grosmaire décrit avec brio comment un village ressemble à une famille qui constamment s’observe, se jauge, se juge et se dénigre. Jean-Baptiste ressort comme le fils que tout le monde aimerait avoir. 

Le 28 juin 1916, il s’enrôle «pour la France et l’Acadie», pour le combat au front.

Le roman, vous vous en doutez bien, renferme une histoire d’amour. Juste avant de partir pour Val Cartier, le jeune soldat revoit une amie d’enfance et c’est le coup de foudre. Il doit quitter non seulement les rivages de son Acadie natale, mais également sa bien-aimée Angelaine Kirouac… qui a dès lors «le cœur à marée basse». Sans dévoiler un rebondissement magistral dans l’intrigue de ce roman finement ciselé, je peux vous dire que le retour de Jean-Baptiste se fera «tout feu tout flammes».

Les fréquentations entre Jean-Baptiste et Angelaine se font par correspondance. Homme de la mer, de la campagne, des bois et des pâturages, le jeune soldat croit qu’il n’a pas d’instruction et qu’il n’est pas doué pour exprimer les mots du cœur. Or, ces lettres sont empreintes d’intelligence et de tendresse. Jean-Louis Grosmaire excelle dans l’art de décrire les émotions et les sentiments qu’un jeune homme a tendance à taire. On sent Jean-Baptiste prendre de l’assurance, de l’expérience, de la maturité.

Jean-Baptiste arrive en Franche-Comté le 29 mai 1917. Il a été formé pour combattre l’ennemi, mais c’est contre de nobles arbres qu’il doit se mesurer. 

La France est en guerre et les livraisons de bois donnent lieu à une cadence vorace qui crée une «hécatombe des seigneurs de la forêt».

À certains moments, je me suis demandé s’il était nécessaire d’accorder autant de chapitres au travail du Corps forestier canadien. Peut-être est-ce parce qu’il a regroupé jusqu’à 12 000 hommes en France et 10 000 en Grande-Bretagne – fait carrément inconnu –, que le romancier a cru nécessaire de fournir de nombreuses pages hautement descriptives du travail des soldats-bûcherons.

Le roman a le mérite d’illustrer comment l’homme aime jouer à être un homme lorsqu’il est dans un groupe. Mais une fois dans la solitude, il entend le fond de son âme, «comme un puits rempli de questions et de doute». Grosmaire fait dire à un de ses personnages : «C’était pas la route qui était longue, c’était de trouver le chemin en dedans.»

Il fait aussi dire à un médecin de campagne qu’on rassemble des livres dans sa bibliothèque comme on réunit des amis dans un salon : «On aime discuter avec eux, on écoute leur voix la plus intime, celle qui n’a même pas besoin d’être parlée. Celle qui nous touche. Le lecteur, c’est le confident.»  Voilà le plus grand mérite d’Acadissima.

 

 

Paul-François Sylvestre

À paraître début avril 2021 dans l'express.ca, Toronto

 

Besançon, le 4 mars  2021:

 

“J’ai lu le roman ce week-end. Agréable lecture! Les chapitres sont courts, dynamiques. Beau mariage entre l’histoire et l’Histoire. Entre les dialogues, la correspondance, les informations, les descriptions de la nature (le vent…). Très bonne installation du récit, très beau boulot.

 

Christian Palvadeau, Médiathèque départementale du Doubs.

Le 3 mars 2021:

 

“J’ai eu beaucoup de plaisir à lire Acadissima. L’écriture se révèle fluide et agréable. Le récit est étayé par de solides références historiques.

Je suis toujours émerveillé par la capacité créatrice des romanciers. Capacité qui n’échappe pas à l’auteur.

Acadissima est à la fois un beau livre et un bon roman historique qui mérite à être connu.”

 

Gérard Bédat

Président de l’Association Robert Fernier.

 

Mi-mars 2021:

M. Daniel Rolland a publié ceci sur le site Web suivant :

 http://www.culturehebdo.com/livres_fevrier-2021.htm

“On voit que le romancier s’est bien documenté au préalable sur l’époque qu’il décrit. […] un roman émouvant.

 

© 2021 - Jean-Louis Grosmaire, auteur